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Le chapitre 4

Contenu

Chapitre 4 - démonstrations

Les anneaux et les corps

Les anneaux

4.0.0.0

Démontrons que, dans l'anneau "(Z, +, .)", tout sous-ensemble "nZ" (avec "n" un nombre entier naturel) de "Z" forme un sous-anneau de "(Z, +, .)". Déjà, nous avons démontré à plusieurs reprises que "nZ" est inclut dans "Z".

a,n N,a nZ a Z

De plus, nous avons déjà démontré que le groupe "(nZ, +)" est un sous-groupe de "(Z, +)" : il est stable par l'addition. Finalement, la stabilité par la multiplication est aussi assez simple à prouver.

a,b nZ,c,d Z,a =n * c,b =n * d
a * b =(n * c) * (n * d) =n * (c * n * d) =n * e,e =(c * n * d)

Donc, l'anneau "(nZ, +, .)" est un sous-anneau de "(Z, +, .)"

Les polynômes

4.0.1.0

Démontrons que dire qu'un polynôme "P(X)" admet une racine "r" équivaut à dire que ce polynôme est divisible par "X - r". Procédons par double implication.

Prouvons que dire qu'un polynôme "P(X)" est divisible par "X - r" implique que "P(X)" admet une racine "r". Si "P" est divisible par "X - r", il existe un "Q(X)" tel que le produit de "Q(X)" et "X - r" donne "P".

Q K[X],(X - r) * Q(X) =P(X)

De manière évidente, "r" permet d'annuler "(X - r)". Par transitivité de l'égalité, "r" annule aussi "P(X)".

X =r (X - r) =0 (X - r) * Q(X) =P(X) =0

Donc, dire qu'un polynôme "P(X)" est divisible par "X - r" implique que "P" admet une racine "r".

Prouvons qu'un polynôme "P(X)" admet une racine "r" implique que "P(X)" est divisible par "X - r". Pour cela, nous devons juste prouver l'existence d'un polynôme "Q" tel que "X - r" multiplié par "Q" donne "P". Cela implique que la division euclidienne de "P(X)" par "X - r" (qui existe bel et bien) donne un reste nul.

P(X) =Q(X) * (X - r) +R(X)

Nous savons qu'une division euclidienne de polynômes est unique. Donc, la division euclidienne de ce polynôme pour "X = r" est exactement la même que pour tous "X". Or, si "X = r", "P(X) = 0" et "Q(X) * (X - r) = 0" : il n'y a pas besoin de reste, qui est bel et bien nul.

X =0 (P(X) =Q(X) * (X - r) +R(X) R(X) =0 P(X) =Q(X) * (X - r)) R(X) =0

Donc, un polynôme "P(X)" admet une racine "r" implique que "P(X)" est divisible par "X - r".

Les deux implications sont vérifiées : dire qu'un polynôme "P(X)" admet une racine "r" équivaut à dire que ce polynôme est divisible par "X - r".

Les espaces vectoriels

Les applications linéaires

4.1.0.0

Démontrons que, pour tout "w" et "z" appartenant à "R", l'application allant de "R²" vers "R²" transformant "(x, y)" en "(w * x, z * y)" est linéaire. Déjà, la première propriété est respectée, et l'on peut le vérifier de manière algébrique.

a,b R2,x,x',y,y' R,a =(x,y),b =(x',y'),f(a +b) =f(x +x',y +y') =(w * (x +x'),z * (y +y')) =(w * x +w * x',z * y +z * y') =(w * x,z * y) +(w * x',z * y') =f(a) +f(b)

La deuxième propriété est aussi vraie, et ce n'est pas si difficile que ça à démontrer non plus.

a,b R2,x,y,c R,a =(x,y),f(c * a) =f(c * x,c * y) =(w * c * x,z * c * y) =c * (w * x,z * y) =c * f(a)

Finalement, "f(0, 0) = (0, 0)", donc cette application est belle est bien linéaire. Donc, pour tout "w" et "z" appartenant à "R", l'application allant de "R²" vers "R²" transformant "(x, y)" en "(w * x, z * y)" est linéaire.