La première démonstration mené sera comment la proposition "non (A et B)" peut s'écrire sous la forme "(pas A et pas B) ou (A et pas B) ou (B et pas A)".
Maintenant, démontrons que la proposition "pas (A ou B)" peut s'écrire "pas A et pas B", toujours grâce aux tables de vérités.
Démontrons que un ensemble A et un ensemble B sont égaux si (et seulement si) A est "inclu ou égal" à B et B est "inclu ou égal" à A.
Par imbrication des deux propositions, on peut obtenir la proposition suivante :
On reconnaît l'axiome d'extensionnalité : un ensemble A et un ensemble B sont égaux si (et seulement si) A est "inclu ou égal" à B et B est "inclu ou égal" à A.
Démontrons qu'un ensemble ne peut pas appartenir lui même.
Prenons un ensemble quelconque bien fondé (qui respecte donc les axiomes). Il existe donc obligatoire le singleton (bien fondé) ne contenant que cet ensemble.
Selon l'axiome de fondation, il existe un élément de ce singleton tel que l'intersection entre cet élément et le singleton donne l'ensemble vide. Or, il n'a qu'un seul élément : l'ensemble de départ, qui doit donc obligatoirement respecter cet axiome.
Par définition de l'intersection, cela implique qu'il n'y a aucun élément dans "E" qui ne soit aussi dans "{E}". Cela implique qu'il n'y a pas l'élément "E" dans "E".
Au final, un ensemble bien fondé ne peut pas appartenir à lui même.
Démontrons maintenant qu'un ensemble E ne peut pas contenir un ensemble contenant E, où dont un de ces éléments contient E (ou dont un des ces éléments contient E...). Cette démonstration est très similaire à la précédente. En gros, cherchons que la proposition suivante est impossible :
Prenons plusieurs ensembles quelconque bien fondés (qui respecte donc les axiomes), que nous nommerons :
Disons que tous les ensembles "k - 1" (pour k strictement plus grand que 0) appartiennent aux ensemble "k" (on efface donc la dernière appartenance de la proposition "problématique", ou "E" appartient à "E de n").
Il existe donc obligatoire l'ensemble contenant tous ces ensembles.
Selon l'axiome de fondation, il existe un élément de cet ensemble tel que l'intersection entre cet élément et de l'ensemble donne l'ensemble vide. Or, l'intersection de "E de 1" par cet ensemble donne le singleton "E", l'intersection de "E de 2" par cet ensemble donne le singleton "E de 1"... L'intersection de "E de n" par cet ensemble donne le singleton "E de n - 1". Donc, la seule intersection qui peut donner l'élément vide est celle avec E.
Par définition de l'intersection, cela implique qu'il n'y a aucun élément dans "E" qui ne soit aussi dans "F". Cela implique qu'il n'y a pas l'élément "E de n" (ou "E de 1", "E de 2"... jusqu'à "E de n - 1") dans "E".
Au final, des ensembles bien fondés ne peut pas s'appartenir à eux-même de manière cyclique.
Démontrons qu'il n'existe qu'un seul ensemble ne contenant aucun élément : l'ensemble vide. Procédons avec une démonstration par l'absurde.
Supposons l'existence un ensemble E, étant un ensemble ne contenant aucun élément, inégal à l'ensemble vide. Si cet ensemble ne contient aucun élément, selon l'axiome d'extensionnalité, il est égal à l'ensemble vide (que nous avons défini comme impossible). Si cet ensemble contient au moins un élément, selon l'axiome d'extensionnalité, il est inégal à l'ensemble vide... mais il contient au moins un élément (que nous avons défini comme impossible).
Donc, toutes les possibilités mènent à une contradiction, E ne peut pas exister, il n'y a donc qu'un seul ensemble ne contenant aucun élément : l'ensemble vide.
Démontrons qu'il n'existe qu'un seul ensemble qui, pour tout ensemble A et B, représente la paire de A et B. Procédons avec une démonstration par l'absurde, extrêmement similaire à celle utilisée pour démontrer l'unicité de l'ensemble vide.
Supposons l'existence un ensemble E, étant un ensemble contenant la paire de A et B, inégal à l'ensemble vide. Si cet ensemble ne contient que A et B, selon l'axiome d'extensionnalité, il est égal à C (que nous avons défini comme impossible). Si cet ensemble ne contient pas que A et B, selon l'axiome d'extensionnalité, il est inégal à C... mais il ne contient pas A et B.
Donc, toutes les possibilités mènent à une contradiction, E ne peut pas exister, il n'y a donc qu'un seul ensemble ne contenant que A et B : C.
En procédant comme ceci, on peut prouver l'unicité d'énormément d'ensembles définis grâces aux axiomes :
- Singleton d'un objet "A"
- Réunion dans un ensemble "A"
- Ensemble des parties d'un ensemble "A"
- Union et intersection entre deux ensembles "A" et "B"
- Élément provenant de la fonction successeur
Prouvons que tout ensemble E et F donne un produit cartésien valide, grâce aux axiomes.
On peut obtenir l'ensemble des parties de A (dont l'existence est garanti par l'axiome de l'ensemble des parties), contenant ainsi toutes les paires possibles entre un élément de E et un élément de F. Il contient aussi tous les singletons des éléments de E et F.
De manière à ne pas se casser la tête, on peut définir l'ensemble des parties de... l'ensemble des parties de A, contenant toutes les paires définis comme les couples de Kuratowski entre tous x dans E et y dans F.
Au final, tous les couples de Kuratowski possibles des éléments de E et F sont définis dans P(P(A)). Finalement, en utilisant le schéma d'axiome de séparation, on peut trouver un moyen d'extraire dans P(P(A)) tous les couples qui nous intéressent, formant le produit cartésien de E et F (ici noter C).
Cet ensemble existe donc pour tout ensemble E et F.
Démontrons que dire que "deux objets ont une propriété f similaire" revient à dire que ces deux objets sont reliés par une relation d'équivalence. Nous travaillerons dans un ensemble "E", avec une relation quelconque "~", représentant deux objets liés par cette propriété. Commenceons par énoncer une propriété "f" quelconque (que nous n'expliciterons pas), représentant un élément d'un autre ensemble quelconque "F".
Ici, nous pouvons expliciter la relation "~".
Par transitivité de l'égalité, nous pouvons prouver que "~" est aussi transitive.
Par symétrie de l'égalité, nous pouvons prouver que "~" est aussi symétrique.
Par réflexitivé de l'égalité, nous pouvons prouver que "~" est aussi réflexive.
Donc, "~" est réflexive, symétrique et transitive : c'est une relation d'équivalence.
Démontrons que une application mathématique où tous les éléments de l'ensemble de départ sont reliés à au plus 1 objet permet de dire que "a = b" équivaut à dire que "f(a) = f(b)" (et sa réciproque). Définissons notre application.
Supposons que tous les éléments de l'ensemble d'arrivée sont reliés à au plus 1 objet.
Posons deux éléments de "E" quelconques, nommés "x" et "y", et que leur image par "f" est égale.
Selon notre première supposition (tous les éléments de l'ensemble de départ sont reliés à au plus 1 objet) :
Comme nous avons supposé que "x" et "y" existent, on peu oublier la deuxième partie de la proposition "OU". Ici, comme "f(x)" et "f(y)" appartiennt à "f", nous pouvons changer "w" et "f(y)", ou "z" et "f(x)", pour obtenir les égalité "f(x) = f(y)".
Dans les deux cas, il existe un unique élément étant leur image : "x" et "y". Donc, dans les deux cas, la seule possibilité est que "x = y".
Démontrons que une application mathématique où tous les éléments de l'ensemble de d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet équivaut à dire que l'application est injective et surjective. Définissons notre application.
Supposons que tous les éléments de l'ensemble d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet.
Par définition pure, cette propriété permet de dire que "f" est injective, car tous les éléments d'arrivée sont reliés à 1 ou 0 objet.
Toujours par définition pure, cette propriété permet de dire que "f" est surjective, car tous les éléments d'arrivée sont reliés à au moins un objet.
Donc, une application mathématique où tous les éléments de l'ensemble de d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet est injective et surjective.
De plus, si une application est injective et surjective, alors tous les éléments de l'ensemble d'arrivée sont reliés à au minimum un élément. Or, selon l'injectivité, une application injective permet de dire que chaque élément d'arrivée sont reliés à 1 ou 0 élément. Donc, chaque élément de l'ensemble d'arrivée est relié à exactement un élément : si une application est injective et surjective, alors tous les éléments de l'ensemble d'arrivée sont reliés à au minimum un élément.
Par double implication, on conclut donc que application mathématique où tous les éléments de l'ensemble de d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet équivaut à dire que l'application est injective et surjective.
Démontrons que une application mathématique où tous les éléments de l'ensemble de d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet équivaut à dire que l'application admet une application réciproque. Définissons notre application.
Supposons que tous les éléments de l'ensemble d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet.
Cette définition est pratiquement la même que la définition brute du concept d'application. Formulons une application "g" allant de "F" vers "E" représentant la définition d'une application adaptée.
Nous retrouvons ici la formule de la bijection. Donc, "g" est l'application réciproque de "f". Faisons dans le sens inverse (ce qui est presque pareil) :
Nous retrouvons ici la formule de la bijection. Donc, "f" est l'application réciproque de "g".
De manière similaire, prouvant que le fait que deux applications "i" et "j" soient réciproques entre elles signifie qu'elles sont bijectives. Définissons nos applications.
Supposons que ces applications soient réciproques entre elles.
Donc, "i" est surjective, car tous les éléments de "F" possèdent au moins un antécédent par "i". De plus, elle est injective, car tous les éléments de "F" possèdent au plus un antécédent par "i". Donc, selon le théorème 1.1.1.1, "i" est bijective, et donc tous les éléments de l'ensemble de d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet. Da mnière parfaitement similaire, on en déduit la même chose de "j".
Donc, par double implication, on en conclut que une application mathématique où tous les éléments de l'ensemble de d'arrivée sont reliés à exactement 1 objet équivaut à dire que l'application admet une application réciproque.
Prouvons qu'une bijection de bijection donne... une bijection. Définissons trois applications différentes.
Supposons "f" et "g" bijectives.
Donc, pour chaque "z" appartenant à "F", il existe un "y" appartenant à "E" tel que "f(y) = z". Donc :
Or, cela représente exactement la définition d'une bijection. Donc, "h" est aussi une bijection, de "E" vers "G".
Prouvons que l'objet "successeur" défini par l'axiome de l'infini est une application bijective de "N" vers "N sans 0".
Par définition pure, chaque élément de l'ensemble des nombres entiers naturels possède un seul élément étant son successeur. Donc, cet objet est bien une application.